D’un côté, la marque la plus connue de l’emailing mondial. De l’autre, le champion français devenu plateforme complète. Nous administrons les deux chez nos clients depuis des années — voici le match Mailchimp vs Brevo, arbitré du seul point de vue qui compte ici : celui d’une PME française qui veut des résultats sans y passer ses soirées.
Round 1 : le modèle de prix
C’est la différence structurelle. Mailchimp facture les contacts stockés : votre base grossit, votre facture aussi — même si vous n’envoyez rien, même pour les inactifs. Brevo facture les envois : contacts illimités, vous payez le volume d’e-mails expédiés. Pour le profil PME classique (base qui grossit, une à trois campagnes par mois), Brevo est presque systématiquement moins cher, souvent de moitié. Ajoutez le plan gratuit le plus généreux du marché (300 e-mails/jour, automation incluse) et le premier round est net.
Vainqueur : Brevo.
Round 2 : l’éditeur et les modèles
Le terrain historique de Mailchimp : éditeur au cordeau, bibliothèque de templates immense, Creative Assistant qui décline vos visuels. Brevo propose un éditeur moderne et efficace, mais le raffinement et l’écosystème créatif de Mailchimp gardent une longueur d’avance pour les marques très exigeantes sur l’image.
Vainqueur : Mailchimp, d’une courte tête.
Round 3 : l’automation
Brevo inclut son constructeur de scénarios dès le gratuit : bienvenue, panier abandonné, anniversaire, scoring simple. Mailchimp réserve son Customer Journey Builder complet aux plans payants supérieurs. À fonctionnalités comparables, Brevo les rend simplement accessibles plus tôt et moins cher — et il ajoute le SMS et WhatsApp nativement, canal que Mailchimp traite moins bien en Europe.
Vainqueur : Brevo.
Round 4 : RGPD et localisation
Brevo : société française, hébergement européen, interface et support en français. Mailchimp : société américaine, transferts encadrés par les clauses contractuelles types — juridiquement praticable, administrativement plus lourd. Pour une PME française sans juriste, le confort Brevo est réel.
Vainqueur : Brevo.
Round 5 : délivrabilité et écosystème
Sur la délivrabilité, les deux plateformes sont sérieuses ; vos pratiques (authentification du domaine, hygiène de liste, pertinence des contenus) pèsent bien plus que le choix de l’outil. Sur l’écosystème, Mailchimp garde l’avantage du nombre d’intégrations tierces, mais Brevo couvre les connecteurs qui comptent en France (WooCommerce, Shopify, PrestaShop, WordPress).
Égalité.
Le tableau de match
| Critère | Mailchimp | Brevo |
|---|---|---|
| Modèle de prix | Au contact stocké | À l’e-mail envoyé |
| Plan gratuit | 500 contacts, 1 000 envois/mois | 300 envois/jour, contacts illimités |
| Automation accessible | Plans supérieurs | Dès le gratuit |
| Éditeur / templates | Excellent | Très bon |
| SMS / WhatsApp | Limité en Europe | Natif |
| RGPD / hébergement | États-Unis (CCT) | France / UE |
| Support en français | Partiel | Complet |
Notre verdict de praticiens
Pour la PME française type — base de 2 000 à 50 000 contacts, newsletter régulière, envie d’automatiser sans équipe dédiée — Brevo gagne aux points : moins cher, plus vite opérationnel, conformité sans effort. Mailchimp reste le bon choix si votre marque vit de l’image (son écosystème créatif est supérieur), si votre équipe le maîtrise déjà parfaitement, ou si une intégration précise n’existe que chez lui. Dans tous les cas, la règle d’or ne change pas : l’outil fait 20 % du résultat, la stratégie et la régularité font le reste.
FAQ — vos questions fréquentes
Q. Quelle est la principale différence de prix entre Mailchimp et Brevo ?
R. Le modèle : Mailchimp facture au nombre de contacts stockés (même inactifs), Brevo au volume d’e-mails envoyés. Pour une base qui grossit avec des envois mensuels, Brevo revient presque toujours moins cher — parfois du simple au triple.
Q. Brevo est-il vraiment plus adapté au RGPD que Mailchimp ?
R. Brevo est une société française, données hébergées en Europe : la conformité est structurellement plus simple. Avec Mailchimp (États-Unis), il faut s’appuyer sur les clauses contractuelles types. Les deux sont utilisables légalement, mais Brevo simplifie le dossier.
Q. Mailchimp est-il meilleur pour les modèles d’e-mails ?
R. Historiquement oui, et son éditeur reste très abouti avec un vaste choix de templates. Brevo a comblé l’essentiel de l’écart. Pour un usage PME standard — newsletter, promotions — la différence n’est plus décisive.
Q. Peut-on migrer facilement de Mailchimp vers Brevo ?
R. Oui : export CSV des contacts avec leurs champs et tags, réimport dans Brevo, reconstruction des automatisations (elles ne se transfèrent pas). Prévoyez aussi de ré-authentifier votre domaine. Une migration de PME se boucle en une à deux journées.
Q. Le plan gratuit de Brevo est-il vraiment utilisable ?
R. Oui : 300 e-mails/jour, contacts illimités et l’automation incluse jusqu’à 2 000 contacts. Celui de Mailchimp (500 contacts, 1 000 envois/mois, sans automation avancée) sert surtout à essayer l’interface.
Choisissez sur vos usages, pas sur la notoriété
Mailchimp reste une référence mondiale, mais pour la PME française type, notre expérience penche nettement vers Brevo : tarification saine, automation accessible, conformité simplifiée. Pour creuser chaque outil, consultez notre avis sur Mailchimp et notre fiche Brevo. Et si vous voulez que vos e-mails rapportent au lieu d’occuper, notre offre d’emailing marketing couvre stratégie, séquences et délivrabilité.